Me, My Sexe and I : Le podcast qui célèbre les féminités noires.

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Avez-vous remarqué récemment le succès des podcasts? Ces derniers temps, ce nouveau mode de communication et d’échanges a énormément de succès. Aucun domaine n’y échappe et les podcasts féministes se multiplient. Bien que je trouve cela très intéressant et rafraîchissant de sortir du format classique du blog ou de la vidéo pour aller vers de l’audio, je n’écoute pas de podcast. Faute de temps, je n’ai pas toujours l’occasion de me poser pour écouter les différents podcasts féministes dont j’ai entendu récemment (La Poudre, Kiffe Ta Race,..). Néanmoins, j’ai pris le temps pour écouter Me, My Sexe and I d’Axelle Jah Njiké. My Sexe and I est un podcast sur l’intimité et la sexualité des femmes noires. Durant la première saison, Danielle, Aïssata, Marie, Paoline, Fatou, Gaëlle, & Christine se sont livrées en toute sincérité à Axelle pour raconter leurs vécus personnels et leurs expériences intimes. Lire la suite »

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Amplifier la voix des mouvements des jeunes féministes en Afrique de l’Ouest : Mon expérience et les enseignements de l’atelier.

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J’ai participé du 27 au 30 novembre 2018 à l’atelier sous- régional intitulé « Amplifier la voix des mouvements des jeunes féministes d’Afrique de l’Ouest » organisé par Equilibres et Populations (EquiPop) à Ouagadougou, au Burkina Faso. Créée en 1993 par des médecins et des journalistes, dans le contexte de la conférence internationale du Caire sur la population et le développement, EquiPop est une ONG qui œuvre pour l’amélioration du statut et des conditions de vie des femmes, à travers un meilleur respect de leurs droits, en particulier en matière de Santé Sexuelle et de la Procréation.

Suite à un appel à candidatures lancé au mois de septembre 2018 par EquiPop qui a recueilli plus de 150 réponses, 30 féministes (dont 3 hommes) originaires de 8 pays d’Afrique de l’Ouest francophone (Sénégal, Mali, Guinée, Mauritanie, Côte d’Ivoire, Niger, Burkina Faso et Bénin) ont été séléctionnés.es pour participer à cet évènement. L’objectif de l’atelier était de renforcer les dynamiques militantes féministes en Afrique de l’Ouest, à travers une mise en réseau, un partage de connaissances et l’élaboration collective d’un projet commun sous- régional de mobilisation pour promouvoir les enjeux féministes identifiés dans le calendrier politique régional et international.Lire la suite »

#MeToo, #UsToo : Harceleurs/euses, harcelé-e-s, témoins, on ne laisse plus rien passer!

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Jeudi 24 août 2018, j’ai participé à l’Agora des Solidarités dans le cadre du Festival Solidaris à Namur, en Belgique. J’ai été invitée à intervenir dans le cadre du débat sur l’égalité hommes-femmes aux côtés de Marie Arena, députée européenne, Michel Croisé, président de Sodexo Benelux et Lisette Lombé, slammeuse afroféministe. 

Voici le contenu de mon intervention : Lire la suite »

« Noire n’est pas mon métier », ouvrage collectif initié par Aïssa Maïga.

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Le 16 mai 2018 sur les marches du Festival de Cannes, seize actrices noires dansent et chantent à tue-tête sur “Diamonds” de Rihanna sous le regard fier et bienveillant de la chanteuse Khadja Nin, membre du jury. Nadège Beausson-Diagne, Mata Gabin, Mïmouna Gueye, Eye Haïdara, Rachel Khan, Aïssa Maïga, Sara Martins, Sabine Pokora, Firmine Richard, Sonia Rolland, Magaajyia Silberfeld, Shirley Souagnon, Assa Sylla, Karidja Touré et France Zobda. Elles étaient toutes là. Belles et flamboyantes. Cette sororité était belle à voir. Cette image forte a marqué les esprits et a suscité l’intérêt même en dehors des frontières françaises. La présence de ces seize femmes noires à cet évènement était symbolique et politique. Elles étaient venues pour faire passer un message au monde du cinéma : Elles ont en marre d’être cantonnées à des rôles stéréotypées en raison de la couleur de peau. Elles veulent que seuls leurs talents d’actrices et de comédiennes soient reconnus. Elles veulent que les écrans de télévision et de cinéma et les scènes de théâtre reflètent la diversité de la société française. Lire la suite »

« Vous avez dit féministe? » de Ndèye Fatou Kane

 

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Ndèye Fatou Kane (que je surnommerais NFK pour la suite de l’article pour plus de facilité lol ) est une auteure et blogueuse sénégalaise dont j’ai découvert le travail en 2015. A travers son blog, « Ce que j’ai dans la tête », j’ai été séduite par sa plume, son amour de la littérature africaine ainsi que par son esprit critique. En effet, NFK a un style direct et ne mâche pas ses mots pour dénoncer les maux de la société sénégalaise et du continent, tout cela avec honnêteté et répartie. C’est pour cela que lorsque j’ai appris qu’elle sortait un essai sur le féminisme intitulé « Vous avez dit féministe ? », j’ai été très enthousiaste pour deux raisons. Lire la suite »

Témoignage de Betty Codjie sur le repassage des seins : « C’est tout à fait normal pour une fille d’avoir des seins alors l’en priver ou freiner le développement de ceux ci c’est un peu comme lui demander de renier sa nature. »

 

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Il y a quelques semaines, j’ai posté sur ma page Facebook une vidéo d’une jeune femme victime du repassage des seins. Le repassage des seins est une pratique qui consiste à utiliser des objets chauffés ou non pour masser , scarifier ou bander les seins des jeunes filles en vue de les empêcher de croître ou de les faire disparaître. Cette opération a pour but de faire disparaître la poitrine naissante des filles afin d’éviter qu’elles attirent le regard des hommes et ainsi éviter des grossesses précoces. Répandu principalement au Cameroun (où une femme sur dix en est victime) mais également dans d’autres pays africains tels que la Guinée-Bissau, le Tchad et en Guinée, le repassage des seins a de nombreuses conséquences physiques et psychologiques. En effet, de nombreux femmes ayant été victimes de cette pratique souffrent de mastodynites (douleurs mammaires), de kystes, d’infections, d’abcès et également de déformation mammaire qui entraîne une chute précoce des seins. Le cancer du sein pourrait également être une conséquence du repassage des seins car même le lien de causalité n’a pas pu être incontestablement établi, il a été constaté que de nombreuses victimes souffraient par la suite de la maladie.

Donc suite au partage de cette vidéo, j’ai reçu quelques commentaires dont un qui m’a particulièrement touché laissé par Betty Codjie, qui expliquait qu’elle avait vécu également cette expérience et que le traumatisme avait été profond. J’ai ensuite discuté avec elle en inbox et je lui ai proposé de témoigner sur mon blog pour partager son expérience pour sensibiliser sur cette pratique, ce qu’elle a accepté de faire.Lire la suite »

Interview de Dolores Bakèla, co-fondatrice de l’Afro et du Fraîches Women Festival : “La diversité, ce sont déjà les vies, les parcours d’afrodescendant.e.s en France, acceptons les nuances, montrons-les et célébrons-les, elles sont précieuses!”

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Il y a quelques mois, j’ai pu faire connaissance avec Dolores Bakèla pour la première fois lors d’un évènement à Paris. Je la connaissais déjà à travers son travail sur L’Afro, média qu’elle a cofondé avec Adiaratou Diarassouba en 2015 pour mettre en lumière les expériences des afrodescendant.e.s. Quelques semaines après, lorsque j’ai appris via les réseaux sociaux qu’elle co-organisait le Fraîches Women Festival, j’ai été très enthousiaste car ce type d’évènement participe à créer des espaces de parole, de discussions et d’échanges pour les femmes autour de thématiques importantes qui les concernent directement.

Pour cette raison, j’ai voulu interroger Dolores pour qu’elle nous parle d’une part de son parcours et du média qu’elle a cofondé et d’autre part de l’organisation du festival et de l’importance qu’il revêt dans le contexte actuel.Lire la suite »