« The Cut : Exploring FGM » : un film qui lève le voile sur les mutilations génitales féminines.

425abe358bf040db9eb66ea351aca6a7_18-1.jpg

Le 6 février dernier, à l’occasion de la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (MGF), j’ai assisté à la projection du film « The Cut : Exploring FGM », organisée par le GAMS (Groupe pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles), End FGM et Intact asbl , au Cinéma Aventure à Bruxelles. Dans ce film, qui est une production de la chaîne Al Jazeera, la journaliste suédoise d’origine érythréenne Fatma Naib se rend au Kenya et au Somaliland pour comprendre les raisons de la perpétuation des MGF dans ces pays. Elle termine son périple en retournant en Suède où elle devra faire face à son histoire personnelle. Issue d’une culture qui pratique les MGF, Fatima Naib interroge sa mère sur les raisons qui l’ont poussé à ne pas respecter la tradition en ne l’excisant pas ainsi que sur la manière dont elle a vécu le fait d’être elle-même excisée.Lire la suite »

Témoignage de Betty Codjie sur le repassage des seins : « C’est tout à fait normal pour une fille d’avoir des seins alors l’en priver ou freiner le développement de ceux ci c’est un peu comme lui demander de renier sa nature. »

 

IMG_20180413_103532

Il y a quelques semaines, j’ai posté sur ma page Facebook une vidéo d’une jeune femme victime du repassage des seins. Le repassage des seins est une pratique qui consiste à utiliser des objets chauffés ou non pour masser , scarifier ou bander les seins des jeunes filles en vue de les empêcher de croître ou de les faire disparaître. Cette opération a pour but de faire disparaître la poitrine naissante des filles afin d’éviter qu’elles attirent le regard des hommes et ainsi éviter des grossesses précoces. Répandu principalement au Cameroun (où une femme sur dix en est victime) mais également dans d’autres pays africains tels que la Guinée-Bissau, le Tchad et en Guinée, le repassage des seins a de nombreuses conséquences physiques et psychologiques. En effet, de nombreux femmes ayant été victimes de cette pratique souffrent de mastodynites (douleurs mammaires), de kystes, d’infections, d’abcès et également de déformation mammaire qui entraîne une chute précoce des seins. Le cancer du sein pourrait également être une conséquence du repassage des seins car même le lien de causalité n’a pas pu être incontestablement établi, il a été constaté que de nombreuses victimes souffraient par la suite de la maladie.

Donc suite au partage de cette vidéo, j’ai reçu quelques commentaires dont un qui m’a particulièrement touché laissé par Betty Codjie, qui expliquait qu’elle avait vécu également cette expérience et que le traumatisme avait été profond. J’ai ensuite discuté avec elle en inbox et je lui ai proposé de témoigner sur mon blog pour partager son expérience pour sensibiliser sur cette pratique, ce qu’elle a accepté de faire.Lire la suite »

La dépénalisation de l’avortement en Afrique subsaharienne : Une urgence sanitaire et morale.

woman_sad

Le 18 décembre 2014, le Mozambique est devenu, après la Tunisie, l’Afrique du Sud et le Cap-Vert, le quatrième pays africain à légaliser l’interruption volontaire de grossesse. Cette réforme constitue une avancée importante dans un continent où la plupart des pays disposent de législations restrictives en matière d’avortement héritées de la colonisation.Lire la suite »

Le tabou de la dépression chez les femmes afrodescendantes.

Black-Woman-Depressed1

Dernièrement, j’ai lu un article très intéressant sur le tabou de la dépression dans la communauté noire. On y aborde cette idée préconçue selon laquelle la dépression serait une maladie de Blancs dont les Noirs ne pourraient souffrir en raison leur grande capacité à surmonter les épreuves difficiles compte tenu de leur histoire douloureuse. Bien évidemment, il s’agit de clichés réducteurs car la dépression est une maladie mentale qui touche tous les individus sans considération de l’origine, du sexe ou de la classe sociale.Lire la suite »