Interview de Dolores Bakèla, co-fondatrice de l’Afro et du Fraîches Women Festival : “La diversité, ce sont déjà les vies, les parcours d’afrodescendant.e.s en France, acceptons les nuances, montrons-les et célébrons-les, elles sont précieuses!”

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Il y a quelques mois, j’ai pu faire connaissance avec Dolores Bakèla pour la première fois lors d’un évènement à Paris. Je la connaissais déjà à travers son travail sur L’Afro, média qu’elle a cofondé avec Adiaratou Diarassouba en 2015 pour mettre en lumière les expériences des afrodescendant.e.s. Quelques semaines après, lorsque j’ai appris via les réseaux sociaux qu’elle co-organisait le Fraîches Women Festival, j’ai été très enthousiaste car ce type d’évènement participe à créer des espaces de parole, de discussions et d’échanges pour les femmes autour de thématiques importantes qui les concernent directement.

Pour cette raison, j’ai voulu interroger Dolores pour qu’elle nous parle d’une part de son parcours et du média qu’elle a cofondé et d’autre part de l’organisation du festival et de l’importance qu’il revêt dans le contexte actuel.Lire la suite »

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« Volcaniques. Une anthologie du plaisir » ouvrage collectif sous la direction de Léonora Miano

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Le sexe. Le plaisir féminin. La jouissance. Des thématiques qui restent généralement absentes dans la littérature africaine et afrodescendante francophone. Léonora Miano a remédié à cela en réunissant onze autres autrices du continent et des diasporas noires pour explorer la sexualité féminine selon leur perspective. Les douze nouvelles de Léonora Miano, Hemley Boum, Nafissatou Dia Doiuf, Marie Dô, Nathalie Etoke, Gilda Gonfier, Axelle Jah Njiké, Fabienne Kanor, Gaëm Octavia, Gisèle Pineau, Silex et Elizabeth Tchoungui narrent des expériences de femmes noires avec leur sexualité et permettent d’aborder des thèmes tels que l’érotisme, le plaisir solitaire, l’homosexualité féminine, la découverte de son corps et des ses parties intimes, la sensualité, les fantasmes, les premiers émois sexuels, la soumission,etc…Lire la suite »

Black Panther, le film qui redonne leurs lettres de noblesse aux femmes noires.

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Wakanda Forever ! Eh oui, moi aussi j’ai été prise par l’engouement autour du film Black Panther. La superproduction Marvel qui met à l’honneur le premier superhéros noir est déjà rentrée dans l’histoire en battant tous les records d’entrée à travers le monde. Black Panther est devenu un vrai phénomène !

Je l’ai vu le week-end dernier et je n’ai pas été déçue ! Bien sûr, on peut formuler des critiques sur l’une ou l’autre chose mais globalement le réalisateur Ryan Googler a réussi sa mission de faire de Black Panther un film iconique et inspirant pour toute une génération d’afrodescendants. Selon moi, le succès du film repose sur son impact en termes de représentations pour les Noirs. En effet, comme j’en ai parlé dans un post sur Facebook, Black Panther permet aux jeunes générations d’avoir des rôles modèles positifs particulièrement les jeunes filles. En effet, Black Panther se distingue d’autres productions de la même envergure par la place importante occupée par les femmes. T’Challa est sans doute le roi du Wakanda mais les vraies héroïnes de Black Panther sont Shuri, Ramonda, Nakia et Okoye !Lire la suite »

BlackHERstorymonth#8 : Nanny, l’héroïne nationale jamaïcaine.

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Pour clôturer cette série d’articles « BlackHerStoryMonth », j’ai choisi de vous présenter le portrait de Nanny, une héroïne nationale jamaïcaine. Née au Ghana vers 1686 et originaire de la tribu ashanti, Queen Nanny (ou Nanny) fut capturée avec des membres de son village lors de conflits inter-tribus et fut vendue comme esclave et envoyée en Jamaïque. Elle devint par la suite une des figures majeures de la résistance des marrons jamaïcains au dix-huitième siècle. Lire la suite »

BlackHERstorymonth#6 : Chica Da Silva, l’ascension sociale d’une esclave noire brésilienne.

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Chica Da Silva (ou Xica Da Silva), de son vrai nom Francesca da Silva de Oliveira, naquit en 1732 dans la ville de Vilo de Principe, dans le nord de l’état de Minas Gerais, au Brésil. Fruit des amours entre Antonio Caetano de Sá, un portugais et Maria Da Costa, une esclave noire originaire du Golfe de Guinée ou de Bahia, d’après les sources. Elle est une figure importante de l’histoire du Brésil et un symbole dans la communauté afro-brésilienne.Lire la suite »